Réalisation : Alexandre Aja

Année : 2014

Genre : Fantastique / Horreur / Drame

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L'histoire : Soupçonné d’avoir assassiné sa fiancée, rejeté par tous ceux qu’il connaît, Ig Parrish a sombré dans le désespoir. Un matin, il se réveille avec une paire de cornes sur la tête. Celles-ci lui donnent un étrange pouvoir, celui de faire avouer leurs plus noirs secrets aux gens qu’il croise. l'homme se lance alors à la recherche du véritable meurtrier…

La Critique De Titi70 :

Depuis Piranah 3D, Alexandre Aja s’était fait plutôt discret en tant que réalisateur. Son nom sera évoqué en tant que producteur du remake de Maniac signé Franck Kalfouhn et puis plus rien.

Le cinéaste, révélé par le slasher Haute Tension, revient finalement en 2014 par la grande porte avec Horns, film au croisement de plusieurs genres, et adapté d’un roman de Joe Hill, le fils de l’écrivain Stephen King, sortit chez nous sous le titre Cornes.

Une transposition cinématographique qui passera, comme souvent à Hollywood, entre de nombreuses mains, notamment celle du comédien Shia LaBeouf qui souhaite en faire son premier long métrage, en plus d’y incarner le personnage en titre.

Mais, différents problèmes surviendront et c’est finalement Alexandre Aja qui lui succédera. Le réalisateur à notamment eut l’occasion de lire le bouquin de Joe Hill avant sa parution officielle et en est d’ailleurs un grand fan.

Le bouquin ayant connu un grand succès aux Etats Unis, autant dire que nombreux sont ceux qui souhaitent jouer dans cette adaptation cinématographique. Parmi eux, Daniel Radcliffe. L’acteur, que l’on a vu grandir dans la saga Harry Potter, demande alors à rencontrer Alexandre Aja et finit par convaincre ce dernier.

Outre le comédien, on trouve également parmi la distribution Max Minghella, Juno Temple, James Remar, David Morse, Joe Anderson, Kathleen Quinlan et Heather Graham.

Pour l’anecdote, Alexandre Aja pu bénéficier sur le tournage des conseils de Joe Hill, mais, également de Stephen King, le père de l’écrivain.

C’est, en outre, la première fois que le réalisateur travaille sans son complice Gregory Levasseur, lui même occupé sur la mise en scène de son premier long métrage.

L’histoire de Horns se déroule dans une petite ville paisible jusqu'à ce que la mort d’une jeune fille du coin, Merrin Williams, ne viennent briser la tranquillité ambiante. Le coupable ne mets guère de temps à être désigné, puisque tout semble accuser Ig Parrish, son compagnon.

Ce dernier à beau clamer son innocence, rien n’y fait. Maintenu en liberté dans l’attente de son procès, le jeune homme risque de finir sa vie en prison.

Personne ne doute de sa culpabilité dans la petite ville, et même ses parents le considèrent comme un tueur sanguinaire.

Après une soirée ou le désespoir l’a poussé à se saouler et à finir dans les bras d’une fille facile, Ig Parrish se réveille avec deux cornes plantés au sommet de son crane. 

D’abord étonné, il va progressivement réaliser le pouvoir que cela lui procure : Celui de faire révéler aux gens leurs désirs les plus secrets.

Déterminé, Ig Parrish décide d’utiliser ce nouveau don pour faire toute la lumière sur le meurtre de sa petite amie. 

Horns est une œuvre atypique et ambitieuse ou se mêlent le suspense, via l’engrenage dans lequel se trouve le personnage centrale et son enquête pour découvrir la vérité et s’innocenter, le fantastique avec ces fameuses cornes le transformant en Lucifer moderne, mais, aussi la comédie avec quelques scènes franchement amusantes.

Comment ne pas rire quand le personnage d’Ig Parrish pousse une poignée de journalistes à se foutre sur la tronches en plein milieu d’une rue, ou qu’une mère de famille vient lui demander le droit de tuer sa petite fille qui ne cesse de hurler ?  Et je ne parle pas de ce passage ou deux flics finissent par se palucher dans leur voiture de service, révèlent les sentiments qu’ils éprouvent l’un pour l’autre.

Des moments authentiquement fou et jouissifs au service d’un film à l’intrigue malheureusement un peu trop simpliste. Difficile, en effet, de ne pas deviner, bien avant Ig Parrish, l’identité du véritable meurtrier de sa copine.

Horns n’est sans doute pas le meilleur film d’Alexandre Aja, pourtant, le réalisateur signe une œuvre attachante ou Daniel Radcliffe casse définitivement l’image qui lui collait à la peau depuis la saga Harry Potter.

Film rock’n roll (la bande original contient notamment du David Bowie via la chanson Heroes qu’écoute Ig Parrish, mais, aussi du Marylin Manson), romantique, parfois très sombre (la scène d’hallucination du frère du héros), et toujours porté par une pointe d’espoir et d’acidité (comme disent les cuisinier), Horns n’en reste pas moins une œuvre singulière, sous des dehors classiques. Donc, tout à fait recommandable.