Réalisation : Robert Fuest

Année : 1975

Genre : Epouvante

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L'histoire : Une famille semble maudite, victime d'une succession d'événements tragiques. La raison de cette sombre destinée pourrait remonter quelques siècles auparavant, lorsqu'un membre de la famille se ligua contre une secte satanique.

La Critique De Titi70 :

Si on connait surtout le réalisateur Robert Fuest pour l'incontournable Abominable Docteur Phibes et sa suite, tout deux avec Vincent Price, la suite de sa carrière recèle également une autre pépite, malheureusement beaucoup plus méconnu, il s'agit de Devil's Rain, sortit chez nous à la fin des années 70 sous le titre La Pluie Du Diable.

Ce sera le premier long métrage que le réalisateur ira tourner aux États Unis, avec une équipe et un casting, donc, 100% Américain, et composé de plusieurs vétérans du cinéma Hollywoodien, parmi lesquelles figure notamment Ernest Borgnine, mais, aussi des stars montantes de l'époque comme William Shatner, ou Tom Skerritt, qui connaîtra le succès trois ans plus tard grâce au premier Alien, signé Ridley Scott.

A noter également que La Pluie du Diable constitue la première expérience cinématographique d'un jeune acteur appelé à devenir une future star, John Travolta.

La fin des années 70 marque le succès cinématographique de L'Exorciste de William Friedkin, qui créé un véritable engouement pour les histoires sur le diable, qu'il s'agisse de possession, ou de rites occultes, voir parfois les deux en même temps, les oeuvres se multiplient à une vitesse folle, notamment en Italie, mais, aussi en Amérique.

Le scénario du long métrage de Robert Fuest raconte l'histoire d'une famille, les Preston, maudit par le gourou d'une secte démoniaque nommé Jonathan Corbis, depuis que l'un des membre de cette famille à volé un livre très important pour le prédicateur. Dans le but de faire cesser cette malédiction en éliminant Corbis, l'un des fils Preston, Mark, se rend dans une ville déserte ou réside la secte.

Mais, il perd le combat et se trouve rapidement capturé, à la merci du gourou. Inquiet de sa disparition, son frère, Tom, se lance à sa recherche, accompagné de sa fiancée, Julie, et d'un spécialiste en démonologie, Le Docteur Sam Richards. Le petit groupe ignore que Jonathan Corbis les attends avec impatience.

Comme vous pouvez le constater, le scénario est assez simple, voir simpliste, et, pourtant, le principal problème de La Pluie Du Diable vient justement de ce script et surtout son déroulement.

Car, dés les première minutes du film, le réalisateur prend le risque de nous plonger directement au coeur de l'histoire, sans aucune forme d'introduction préalable. On se retrouve donc au coeur d'une tempête, à suivre un homme et sa famille parlant d'un ennemi dont on ne sait rien et d'un livre dont on ignore également tout, comme si il manquait un bout au film se trouvant avant ces premières séquences.

Et la suite du film ne nous éclairera guère plus, notamment pour le livre dont le contenu, une liste de noms des membres de la secte, s'avère tout de mème un argument assez léger pour déclencher une malédiction.

Dire que le long métrage pâtit grandement de ce scénario rendu brouillon est un euphémisme. D'autant plus dommage que le reste du film n'est pas désagréable, certains se révélant, encore aujourd'hui, plutôt convaincant, notamment lors de la scène finale virant au massacre gore.

Du coté de l'interpretation, si Ernest Borgnine se révèle crédible en gourou, William Shatner et Tom Skerritt semble beaucoup moins concerné.

Au final, La Pluie Du Diable, malgré ses nombreux défauts, reste une véritable curiosité du genre, un film à l'ambiance macabre et aux effets souvent efficaces. Sans être une référence, ça reste un long métrage à découvrir, vous pourrez d'ailleurs le faire dans la vidéo en dessous de cette article.