Réalisation : Roel René

Année : 2014

Genre : Action

l'homme aux poings de fer 2

L’histoire : Fatigué de se battre, Tadheus le forgeron entame un voyage spirituel. Mais, son arrivé dans un village soumit à la terreur d’un homme cruel va le contraindre à entamer le combat, une nouvelle fois.

La Critique De Titi70 :

En 2013 sortait au cinéma , véhicule pour le rappeur fondateur du Wu-Tang Clan, Robert Fitzgerald Diggs plus connu sous le pseudonyme RZA, sous la tutelle de son pote Quentin Tarantino.

Un film pas vraiment convaincant remplit d’effets spéciaux et d’un casting de stars. Pourtant, le succès a, semble-t-il, été suffisamment au rendez vous pour justifier une suite, cette fois, à destination des étagères DVD des grands magasins.

Et qui dit DTV dit également budget réduit. De fait, terminé les stars au génériques comme Russell Crowe ou Lucy Liu. Seul reste en place RZA dans le rôle principal et au scénario. Quand à la mise en scène, le rappeur la délègue cette fois à Roel Reiné, grand habitué des suites de blockbusters tourné à moindre coût, puisque le bonhomme s’est fait une spécialité des titres avec un chiffre derrière.

Des exemples ? Courses A La Mort 2 & 3, Mirrors 2, Le Roi Scorpion 2, 3 & 4, The Marine 2 & 3, Un Seul Deviendra Invincible 2 et j’en oublie sûrement.

A la production, plus de Quentin Tarantino, mais, Eli Roth est toujours la, tandis que Rza officie ici comme acteur; producteur et scénariste de la chose. Quant au casting, on ne compte finalement qu'un seul acteur vaguement connu, Cary-Hiroyuki Tagawa, révélé dans les années 80 avec le film Le Dernier Empereur et qu'on a pu voir, depuis, dans de nombreuses productions comme Mortal Kombat ou il incarnait le méchant de service, mais, aussi Kickboxer 2 ou Permis De Tuer, sans oublier un paquet d'apparitions dans des séries.

L’homme Aux Poings De Fer 2 commence peu après les évènements du premier épisode. On retrouve donc Thadeus , le forgeron, partit effectuer un long périple bouddhiste pouvant lui apporter la paix intérieur et le pardon pour ses péchés du passé.

Au cours d’une bagarre avec d’anciens ennemis étant parvenu à le retrouver, L’homme finit blessé et son corps se retrouve à errer au fil de l’eau.

C’est ainsi qu’une jeune fille d’un village éloignée le trouve par hasard et l’emmène chez elle. D’abord réticent, ses parents finissent par accepter l’étranger, dont la présence va finalement se révéler très utile contre un tyran cruel ayant asservit les habitants.

Peu de surprise à prévoir au niveau du scénario, le premier film ne brillant par son script particulièrement élaboré, on peut comprendre que le responsables de l’histoire de cette suite, en l’occurrence RZA lui même, n’ait pas eut envie de trop se fatiguer non plus, le principal étant d’offrir un divertissement pas trop mal foutu.

Si le premier opus échouait à remplir cet objectif, ce nouvel épisode y parvient étrangement mieux. Budget réduit oblige, Roel Reiné est contraint de signer un long métrage beaucoup moins ambitieux, et donc, plus humble, ce qui fait de L’Homme Aux Poings De Fer 2 un divertissement sympathique ou RZA se révèle finalement meilleur acteur que cinéaste, d’autant que l’intrigue ne repose plus uniquement sur lui.

D’ailleurs, passé une première séquence post-générique, le forgeron disparaîtra durant du décor durant un bon moment, le réalisateur prenant alors le temps de présenter les habitants du village, dont un ancien combattant ayant juré de ne plus jamais se battre, et le fameux tyran du film et ses acolytes.

Niveau réalisation, Roel Reiné ne se fatigue pas trop non plus, puisque le réalisateur se la joue Robert Rodriguez période Machète, avec gros plan et effets gore durant des batailles parfois au ralentit.

Les nanardeux seront également aux anges devant une scène totalement « Out Of This World » ou notre forgeron décide de redonner ses jambes à un paralytique et lui forge donc des membres en fer pour qu’il puisse aller se battre.

Au final, si L’Homme Aux Poings De Fer 2 se savoure sans ennui et s’avère supérieur au premier film, ça reste tout un divertissement limité et qui s’oublie rapidement après visionnage. Bref, une oeuvre qui ne s’imposait pas, ce qui était déjà le cas du premier film.