Réalisation : Craig Moss

Année : 2012

Genre : Action

bad_ass_grd

L’histoire : Un ancien du Vietnam devient un héros dans sa ville après avoir mis des petits truands hors d'état de nuire. Et quand son meilleur ami est assassiné, et devant l'inaction de la police, il décide de faire régner la justice lui-même.

La Critique De Titi70 :

Après de longues années à jouer les seconds rôles, Danny Trejo est finalement révélé grace à Robert Rodriguez (dont il est le cousin, comme quoi, le cinéma, c’est bien une affaire de piston) qui lui offre de nombreuses apparitions avant de lui confier le premier rôle dans Machète et sa suite. Dés lors, Danny Trejo apparaît dans de nombreux long métrages, dont la plupart, voir, presque tous, arrivent sous forme de direct to dvd.

Si il est parfois cantonné à des second rôles, il se retrouve de nouveau en haut de l’affiche en 2012 avec Bad Ass.

Un premier film qui deviendra une franchise sans doute rentable puisqu’il sera suivit de deux suites, et qu’un quatrième épisode à été annoncé récemment.

Pour en revenir au premier Bad Ass, il s’inspire d’un événement réel survenu en 2010 aux Etats Unis, ou homme de 67 ans nommé Thomas Bruso devient une star du jour au lendemain grâce à une vidéo qui fera le tour du monde. On le voit dans un bus, face à un jeune qui lui cherche des histoires, avant que le sexagénaire ne regle l’histoire à coup de poings.

L’ancien soldat du Vietnam voit donc son histoire transposé dans ce long métrage que dirige Craig Moss, un réalisateur abonné jusque la abonné aux comédies bien grasse, comme  La Véritable histoire d'Edward et Bella chapitre 4 - 1/2 : Indigestion.

Parmi le casting, outre Danny Trejo, on trouve également Charles S. Dutton et surtout Ron Perlman, dont on se demande bien ce qu’il vient foutre la surtout que sa présence se limite à deux petites scènes.

Bad Ass tourne autour d’un homme du nom de Frank Vega, ancien militaire à la vie plutot solitaire et chaotique, du moins jusqu'à cette bagarre dans le bus qui lui offre une certaine notoriété. Après le décès de sa mère, il hérite de la demeure familiale et choisit d’héberger  Klondike Washington, l’homme agé qu’il a protégé et qui est devenu son ami depuis.

A peine installé, l’homme est assassiné alors qu’il venait de faire quelques courses. S’apercevant que la police locale n’en a clairement rien à cirer, Frank Vega décide d’agir par lui même et se retrouve face à des mafieux oeuvrant pour un élu malhonnête briguant la mairie.

D’un tel produit, il ne faut pas attendre un chez d’œuvre et, effectivement, Bad Ass est loin d’en être un. Déjà, le scénario n’a pas du causer beaucoup de migraines à ses responsables, vu qu’il est plus ou moins calqué sur celui du Justicier dans La Ville, remplacez Charles Bronson par Danny Trejo et le tour est joué.

Malgré tout, il faut bien reconnaître une chose, c’est que le comédien Mexicain s’en tire mieux ici, du moins dans son jeu, que dans le rôle de Machète. Il faut dire aussi que son personnage de Frank Vega est tout de même moins limité. Par contre, s’il est un qui s’avère particulièrement mauvais, c’est bien Charles S. Dutton, si imsipide dans son rôle de méchant qu’il fait franchement sourire. Pour le reste, Bad Ass reste tout de même un petit navet à l’intérêt très limité, dont on ne pourra éventuellement retenir qu’une seule scène, totalement nanardesque, relatant une poursuite entre 2 bus, emprunté à Double Détente de Walter Hill, le rythme et le savoir faire en moins.