Réalisation : Hitoshi Takekiyo

 

Année : 2013

 

Genre : Animation

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L'histoire : Lors d'une journée portes ouvertes, trois petites chipies pénètrent dans l'ancienne salle des sciences de leur école, condamné  pour travaux et y croisent le mannequin de l'école qu'elles décident de relooker façon Picasso. Après avoir vu le résultat le soir même, ce dernier les invite à l'école pour se venger.  Et voilà les trois gamines entraînées dans une série d'aventures improbables, mais la bataille ne fait que commencer et n'est pas le plus monstrueux celui que l'on croit...

La Critique De Titi70 :

En terme d’animation Japonaise, on cite souvent les valeurs sur comme les Studio Ghibli, d’ou ont émergé notamment Hayao Miyazaki ou Isao Takahata, mais, aussi Mamoru Ohii ou Osamu Tekuka, des maitres du genre que beaucoup ont tenté d’égaler, avec plus ou moins de réussite. Ce n’est pas le cas d’ Hitoshi Takekiyo qui signe avec After School Midnight un véritable OFNI filmique ne ressemblant à rien d’équivalent dans le monde de l’animation Japonaise.

Une différence que revendique d’ailleurs le jeune réalisateur : "Beaucoup de films japonais récents ont un message fort et sont des contes moralisateurs. Moi, à l'opposé, j'ai voulu faire un film qui soit une comédie simple et enjouée. Ensuite, je pense que la chose la plus importante dans l'éducation élémentaire est de prendre en compte le fait que chaque personne a un caractère qui lui est propre. Accepter les différences de chacun, c'est une valeur qui m'est chère. Même si vous êtes un peu étrange, c'est votre personnalité, soyez comme vous êtes !"

Grand fan des long métrages de Tim Burton et des bandes dessinés de Jean Giraud, Hitoshi Takekiyo décide de mélanger les deux univers pour n’en faire qu’un seul, à la fois déstabilisent, barré, drôle et parfois émouvant.

L’histoire se déroule dans une école élémentaire de Tokyo, ou trois fillettes particulièrement turbulente et insoumises, nouvellement arrivées dans le bâtiment, choisissent d’entrer dans la classe de science, malgré l’interdiction, et multiplient les bêtises, notamment sur le mannequin de l’école.

A la nuit tombé, ce dernier, se découvrant humilié, choisit de les attirer dans l’école pour se venger. Pourtant, avec son compagnon squelette, il se rend vite compte que le coté farouche des fillettes pourrait bien lui servir. Il les charge alors de réussir trois épreuves extrêmement difficiles, qui permettra aux gamines de gagner des médailles. Ce que le mannequin ne dit pas, c’est qu’il compte ensuite récupérer les trophées et utiliser leur magie pour éviter la démolition du laboratoire dans lequel il vit avec son camarade le squelette. Mais, cette nuit va leur réserver à tous et toutes bien des surprises.

Avec After School Midnighters, , Hitoshi Takekiyo ne se contente pas d’œuvrer dans l’hommage fidèle, mais, décide de propulser l’univers décrit vers des cimes de folie rarement atteint dans le domaine de l’animation Japonaise. En gros, imaginez un Tim Burton complètement shooté au commande d’un long métrage animé et vous aurez une idée du spectacle proposé ici.

Clairement, le réalisateur cherche à destabiliser au maximum son audience et y parvient brillamment. Pas de scènes chocs, ou de gore, mais, des idées complètement barge au service d’une œuvre qui part vite dans tout les sens.

Pour commencer, les 3 fillettes ne ressemblent à aucun des stéréotypes connu et s’avèrent même assez antipathiques, tant elles cumulent une somme de défauts assez conséquents, notamment le fait qu’elles soit extrement mal élevé.

Clairement, impossible de s’attacher à elles. Le véritable personnage centrale de cette histoire est un mannequin couvert de peau humaine qui se ballade constamment à poil (y comprit devant les fillettes dont l’une qui le surnomme Monsieur Tout nu), et aux intentions purement malsaine (en gros : vengeance et égoïsme), mais, tellement maladroit qu’il en devient touchant, tout comme son compère le squelette, qui lui rèste invariablement fidèle. Ces deux personnes possèdent une sorte de relation à la Laurel & Hardy.

Au final, After School Midnighters reste un long métrage animé comme vous n’en avez jamais vu, dont la folie poussé à outrance pourront malgré tout en laisser certains sur le carreau. Reste que, malgré ses défaut, ce véritable OVNI mérite assurément d’être vu. 

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