Réalisation : Emmanuel Kervyn

Année : 1988

Genre : Horreur

rabid grannies

L’histoire : Comme chaque années, les membres de la famille Remington sont conviés à un repas familial en l’honneur des deux grands mère, qui fètent leurs 92 ans. Mais, au cours de la soirée dans le manoir appartenant aux vieilles dames, ces dernières reçoivent un étrange cadeau contenant un maléfice qui les transforment en monstres sanguinaire et cannibales.

La Critique De Titi70 :

Outre ses réalisations maison, la firme Troma s’est également lancé, dés le début des années 80, dans la distribution de long métrages à très faible budget, et le plus souvent sortit de nulle part.

Parmi ses œuvres, on trouve notamment Rabid Grannies, sortit chez nous en vhs sous le titre Les Mémés Cannibales.

RabidGrannies

Contrairement à ce que certains pourraient croire, il ne s’agit pas d’une œuvre en provenance des Etats Unis, mais, de Belgique. Un film qui sera tourné dans la langue du plat pays, mais, que les responsables de la Troma, feront redoubler en langue Anglaise afin d’en faciliter l’exportation.

Avec à peine 150 000 $ de budget en poche, le réalisateur, Emmanuelle Kervyn, ne peut évidemment guère s’offrir un casting de luxe, ce qui n’empêche pas le metteur en scène d’avoir des idées.

L’histoire est assez simple, même assez barré, et s’inscrit même parfaitement dans l’esprit de la Troma.

Tout commence avec la réunion de famille annuelle des Rivington, à l’occasion de l’anniversaire des deux ancêtres, Victoria et Elisabeth, qui fêtent leurs 92 ans, dans leur somptueux manoir perdu au milieu de la campagne.

Une tradition à laquelle ses soumettent des membres d’une fratrie, tous reunit plus par cupidité que par bonté d’âme.

Parmi les invités, on trouve un play boy au sourire trop etincelant pour s’averer honnète, un couple de lesbienne, une femme coincé, des hommes d’affaires ayant de gros billets verts dans les yeux, ou un curé trouillard. Bref, une belle brochette de pecno aux personnalités pas vraiment reluisantes.

Malgré tout, il manque un absent à ce rassemblement, puisque l’un des cousins, Christopher, s’est fait exclure après avoir été arrêté au cours d’une cérémonie démoniaque. Il parvient malgré tout à faire livrer aux deux vieilles dames un coffret en bois, qui, une fois ouvert, dégage une force maléfique qui va posséder les mamies et les transformer en monstres sanguinaires.

Dés le début du film, il ne fait aucun doute qu’on est bien présence d’une œuvre à petit budget, les acteurs sont mauvais comme tout, les dialogues sont affollant de nullités et les décors sont assez pauvres.

Pourtant, le réalisateur parvient à brosser une galerie de personnage assez unique, puisque tous se détestent cordialement et ne se rendent à cette anniversaire que dans l’espoir de voir claquer les deux vieilles et pouvoir, enfin, toucher l’héritage. En somme, une belle bande faux cul qu’on sera pas mécontent de voir mourir.

C’est au bout d’une vingtaine de minutes qu’Emmanuelle Kervyn lance les hostilités, avec une succession de scènes souvent gore, tel ce moment assez unique ou une petite fille de 8 ans est découverte par sa mère les jambes arrachés.

Un passage confirmant que personne ne sera épargné dans cette histoire, et encore moins l’un des membre de la famille, curé de son état, montré comme un véritable trouillard, et que les deux mamies devenues des monstres mettront face à un choix : Se suicider lui même et ainsi éviter d’être dévoré, ce qui ferait du personnage un damné aux yeux de sa paroisse, puisque l’église condamne fermement ce geste, ou se laisser croquer et sauver son âme.

Je vous laisse la surprise de savoir ce que choisira le prêtre. Des moments de genre, on en compte plusieurs autres, car, nos deux mamies monstrueuses aiment s’amuser, souvent au dépend de leurs hôtes.

Portrait peu reluisant de la haute bourgeoisie, et chronique assez acerbe des valeurs familiales et religieuses, Rabid Grannies est un petit bijou du genre. Une œuvre gore et remplit d’humour noir, dont le manque de budget n’empêche nullement l’efficacité.